Histoire
Les migrations internationales
Lors d'apparition/disparitions des frontières d'Etat, le statut d'un groupe de migrants peut changer, comme lors de l'éclatement de l'URSS qui a fait des ex-Russes de nombreux étrangers dans les nouveaux Etats indépendants ou avec la construction de l'Union Européenne qui atténue les différences de statut entre nationaux et étrangers communautaires + rapprochements logiques de la migration internationale et intra-européenne de celle de la migration interne => évolution lente encore en cours.
Ce thème suscite de nombreux débats venant de la confusion entre l'analyse des flux (rentrants et sortants à un moment donné) et des stocks (population immigrée installée de longue date)
I/ La longue histoire des migrations internationale
La mobilité des hommes a toujours existé, facilitée par transports modernes, niveau de vie et revenus élevés, mais les migrations du XIXème siècle ont été les plus lourdes de conséquences sur la distribution et les structures actuelles de la population mondiale.
Au cours des trois dernières décennies, augmentation du volume des mouvements internationaux de population => migrants internationaux sont au nombre de 70 millions au début des années 1960 contre 120 millions aujourd'hui (150 avec l'immigration clandestine). Pourtant on peut parler d'une mobilité internationale croissante car l'augmentation du nombre de migrants est parallèle à celle de la population mondiale. Dans les années 1960 comme dans les années 1990, 2 à 2,5% des habitants de la Terre sont des migrants internationaux.
On peut parler de sédentarisation des populations à la fin du XIXème et au XXème siècle. Avant la première guerre mondiale, la proportion des migrants dans la population mondiale est à peu près 5% => entre 1850 et 1914, 60 millions d'Européens sont partis en direction de l’Amérique, les Etats-Unis ont accueilli 10 millions de migrants entre 1909 et 1914. De plus, il y a eu une "euopéanisation" des pays neufs liées à des politiques volontaristes d'occupation de l'espace menées par des Etats récemment constitués. Enfin, immigration liée à la construction des empires coloniaux (minorités en Algérie et en Afrique australe).
Migrations moins massives durant les dernières décennies et plus diversifiées, mais c'est surtout la signification qui a changé: c'est le travail qui attire => depuis les années 1960, augmentation des inégalités entre les pays => augmentation de l'attractivité jusqu'au milieu des années 1970. Zones attractives: 1) Amérique du Nord 2) Europe du Nord-Ouest 3) Australie et Nouvelle-Zélande ("pays neufs"). Depuis cette date, migrations internationales plus diffuses: augmentation des pays d'accueil, prédominance de ces trois zones.
Malgré l'augmentation des contrôles, imprécision des données sur les flux migratoires parmi les millions de voyageurs qui passent la frontière française. Par exemple, il reste impossible de repérer d'éventuels immigrants s'établir. Les statistiques de flux d'entrée se fondent sur deux indicateurs 1) exploitation des registres de population 2) le nombre de personnes autorisées chaque années à résider dans le pays (le plus fréquemment utilisé) => les sorties sont encore plus mal mesurées.
Plusieurs étapes de l'histoire migratoire peuvent être distinguées à partir des statistiques: 1) l'accélération des flux d'entrées caractérisent les années 1960 et les premières années 1970 (1,4 millions en 1960-1964, 2, 3 millions en 1970-1974) surtout en Europe du Nord-Ouest.
Ralentissement global de l’immigration vers les PDEM de 1975-1985 : nbre d’im sous la barre des 2 millions
Le solde migratoire Européen (par an) n’est plus que de 53 000 en 1975-1979 déficitaire entre 1980 et 1984
Tandis que le nombre d’immigrants légaux en Am du Nord grossit lentement (L’Im irrégulière encore plus vite)
USA : 1986 : (Immigration Reform and Control Act) permet la régularisation de 2,7 millions de personnes installées entre 1972 et 1982
Reprise de l’im vers ces pays est nette depuis le milieu des années 1980 : difficile de distinguer les effets de reprises économiques et mutations du marché de l’emploi en lien avec la fin de la guerre froide
Les différents pays Européens ont vu leur immigration se développer dès la fin de la seconde guerre mondiale
Mais 1970 à 2000 : les pays européens émetteurs d’émigrants deviennent pays d’accueils. Renversement observé au début des années 1980 en Italie et début 1990 au Portugal, Grèce et Irlande
Am du Nord, Europe et Australie ne reçoivent que la moitié des immigrants internationaux
Les Flux sud sud sont dispersés. Certains correspondent à des flux migratoires traditionnels s’appuyant sur de liens historiques et économiques bien établis (Boliviens et paraguayens en Argentine), d’autres moins durables , sensibles à la conjoncture éco comme aux tensions pol
Le nbre de pays d’accueils s’accroit depuis les années 1970, plusieurs facteurs expliquent cette diffusion :
Apparition de nouveaux pôles d’emplois (multiplication des chantiers pour les pays exportateurs de pétrole)
La multiplication des flux réduits et à courte distance (les travailleurs sont attirés par de meilleures conditions de travail)
Les mouvements de réfugiés (de plus en plus nombreux avec la crie éco et la fin de la guerre froide)
Ce Phénomène est temporaire pour les immigrants comme pour les pays hôtes. Les travailleurs peuvent résider dans le pays le temps de leur contrat de travail. Les réfugiés doivent rentrer dans leur pays dès que la situation le permet.
Le renvoi d’immigrés dans les pays du TM ont été nombreux(ex : guerre du golfe ; Zaïre (combat entre Kabila et Mobutu) ; expulsion d’un million de Yéménites d’Arabie saoudite)
Comme le note Gildas Simon (1998) : « les migrations révèlent, de manière discrète ou massive, selon l’ampleur des déplacements humains, les déséquilibres, les fractures, les crises, les dysfonctionnements de la société ».
II Différents types de migrants
Travailleurs et familles
Les travailleurs vont la ou ils gagnent le plus : signe de dynamisme d’une région.
Avant 1973 bcp de travailleurs immigrés en provenance du Maghreb en All et en Fra pour profiter de la croissance dans les emplois peu qualifié mais après 1973 fermeture des frontières
Une main d’œuvre peu qualifiée est souvent prise dans des communautés étrangères car elles acceptent bien souvent un travail plus difficile
En 1960 : emplois peu qualifiés : ruraux analphabètes aujourd’hui même les emplois peu qualifiés sont allés à l’école. Les technologies modernes nécessitent tout de même un minimum de qualification.
Les migrations d’actifs haut qualifié (brain drain) prennent de l’importance (détenteurs de diplôme universitaire ou équivalant) les lieux d’origines et de destinations sont divers : échanges entre PDEM, coopération dans les PMA. Recrutement par les entreprises des pays les plus riches , de spécialistes sortant des uni des pays en difficultés (politique d’immigration choisie (ex : USA Canada Australie)
Nouveau phénomène : regroupement familial dans les pays d’installation. Malgré la mise en place des quotas, Le RF n’a pas été durablement interrompu. Mise en place en 1974, la suspension de l’immigration au regroup Familial est suspendu dès 1975 pour des raisons éthiques. L’immigration continue à renforcer le marché du travail du pays d’accueils (les enfants en devenant grands y participent)
USA, Canada, Australie les liens familiaux sont des éléments prioritaires à la sélection des immigrés. Ces liens ne se limitent pas aux conjoints mais aussi aux ascendants, enfants majeurs et leurs conjoints, frères et sœurs peuvent en bénéficier.
Immigration clandestine et « sans-papiers ».
depuis 15 ans lutte sans relâche contre l’immigration clandestine. Les clandestins sont considérés presque comme dangereux
Immigration irrégulière = phénomène ancien toléré pour répondre aux besoins de main-d’œuvre. (ex : Fr années 70 : immigrés régularisé dès qu’ils trouvaient un emploi, US : employer un sans papier n’était pas illicite jusqu’en 1986.)
Migration régulière et irrégulière obéissent au facteur de l’attractivité de l’espace + niveau de vie, mais aussi parce qu’il existe dans les pays d’emploi des « niches professionnelles », les « salariés au noir » (qui comprend aussi bien des locaux que des immigrés)
Dans les pays d’immigration, ce sont des activités similaires qui font appel au travail au « noir » : activités saisonnières (agriculture, travaux publics, tourisme, restauration, certaines industries pour résister à la concurrence : confection, sweatshop), et activités modernes (électronique en Thaïlande ou Silicone Valley)
Différence : Immigration illégale / Non possession d’un titre de séjour en règle : sont entrés en règles mais on prolongé leur séjour alors que leur titre (visa/titre de résidence/demande d’asile) avait périmé. Cette situation devient de plus en plus fréquente dû à des politiques rendant plus difficile la prolongation de ces titres
Ces politiques restrictives limitant l’immigration légale font que le trafic des immigrés clandestins (recherche d’itinéraires plus compliqués, de « passeurs »…) soit devenu un commerce illicite lucratif (comme drogue, contrebande).
Face à cette hausse de l’immigration irrégulière alors qu’ils n’ont pas de besoins économiques, 2 politiques des Etats : expulsions des irréguliers (pays du Tiers-monde : Thaïlande, Corée du Sud) ou leur régularisation (surtout dans les pays du Golfe : Qatar, Arabie Saoudite)
Dans pays indus, expulsions se heurte à un ensemble de règles de protection des Droits de l’Homme. Expulsions sont individuels et souvent difficilement réalisés (seulement ¼ de ceux qui avaient reçu une lettre d’expulsion ont quitté la France en 1998, de même en All)
D’où le système de « réadmission » : un immigré arrêté en situation irrégulière dans un pays doit être réadmis dans son pays d’origine (ex : All/Pologne ou Espane/Maroc)
Pour répondre à des blocages juridiques dans les pays démocratiques, plusieurs ont procédé à une régularisation d’étrangers dans les années 80-90 (121 100 en France 1981-82, 2,6 millions aux US 1986), sous certaines conditions (pouvant prouver un séjour d’une certaine durée, motivations familiales, possession d’un emploi…)
Selon ONU, réfugiés, personnes déplacées = 20-25% des migrations internationaux
Rapatriés : cas particulier de migrants forcés (ex pendant les 2 guerres mondiales, décolonisation…)
D’autres populations, chassées par les guerres, politiques, haines raciales, se sont réfugiées à l’étranger. Des institutions se sont alors misent en place pour assurer la protection des réfugiés sous la SDN puis l’ONU après 45 : UNRWA, Haut-commissariat aux réfugiés (HCR)
1951 : la convention de Genève : définit le statut international de réfugié (il ne peut être expulsé ou refoulé vers un pays où il serait menacé)
Ce terme de réfugié est réservé aux personnes dont cette qualité a été reconnu par un Etat. Dvp du statut de « réfugiés temporaires » qui fuient les zones de conflits et devront repartir dès que leur sécurité sera à nouveau assurée. Ainsi, les stats du HCR englobent des définitions différentes (celles des pays du Tiers-monde, très large, et celle des pays dvp, plus ou moins restrictives).
Flux de réfugiés se sont accrus depuis le milieu 1970s (2,5 millions en 1975 à 18,2 millions en 1993)
Croissance à mettre en parallèle avec la nouvelle forme que prennent les conflits:
- Deuxième moitié des 1970 marquée par une très forte instabilité politique: prise de Saïgon par le Viêt-Minh, révolution iranienne, invasion de l'Afghanistan par l'URSS.. Mais nouveauté réside ds le fait que conflits touchent les populations civiles prises pr cible (guerre civile au Nicaragua, au Liban, défaite des Khmers Rouges au Cambodge...)=> Flux massifs de réfugiés
- Fin de la Guerre Froide, chute du mur de Berlin entraînent un désintérêt des puissances pr les pays en situation de crise=> conflits s'éternisent et prises de pouvoir par groupes armés
réveil de vieux antagonismes inter-ethniques (Caucase/Asie centrale, Arménie/ Azerbaïdjan)=> massacres et déplacements de pop
Depuis 1994, effectif de réfugiés diminue (12,7 millions en 1997), deux facteurs principaux:
politiques volontaires de protection des population en fuite qui augmentent le nbre de « personnes déplacés » aux dépens du nbre de réfugiés
mouvements de rapatriement de gde ampleur menés pdt 1990s (Afghanistan, Mozambique, Rwanda,...). Retours organisés par le HCR ou par des structures communautaires. MAIS d'autres doivent rentrer ds leurs pays ds des cond difficiles car chassés de leurs pays de refuge=> exemple des 700 000 réfugiés rwandais chassés de leurs camps du Zaïre par Kabila
Très gde majorité des réfugiés vient du Tiers-Monde, surtout en Asie du Sud et du Sud-Ouest (Iran/ Pakistan), Afrique centrale et Occidentale (Zaïre/ Côte d'Ivoire/ Guinée), Région de la Corne Afrique (Ethiopie). Les réfugiés se regroupent ds les zones proches de la frontière commune ac pays d'origine et voisines=> caractère régional de l'exil.
Nombre élevé de réfugiés comptabilisé par le HCR reflète forte instabilité politique et souplesse liée au statut=> car contrairement aux pays devel, le statut de réfugiés n'entraîne pas d'avantages particuliers.
Si flux massifs et soudains, réfugiés regroupés ds camps (tentes, constructions précaires) contrôlés par pays récepteurs, guérillas, partis politiques des réfugiés (milice hutus au Zaïre)
Nombre de réfugiés a triplé en Europe entre 1990 et 1998. Ce chiffre comprend réfugiés statuaires et temporaires et non les demandeurs d'asile dt les demandes sont en attente ou rejetées.
Depuis 1980s, forte poussée des demandes d'asile (Origines: Chute du Bloc Soviétique=> flux de Polonais, de Yougoslaves et de Roumains/ Conflits au Proche-Orient=> flux de Turcs après dégradation de la situation au Kurdistan turc+ flux de Libanais et d'Irakien). Deux nationalités très représentées: les Zaïrois et le Sri Lankais.
==> Demande d'asile devient seul moyen légal de devenir citoyen d'un pays et l'attente d'examination du dossier donne lieu à un droit de séjour temporaire.
Depuis 1992, demandes d'asile évoluent à la baisse en Europe car politiques plus restrictives: refoulements plus fréquents, interdiction de poser un dossier ds plusieurs pays européens, établissement d'une liste de pays « sûrs » ds lesquels on juge qu'il n'y a pas de persécutions politiques... Europe intervient aussi à l'ONU et ds cadre de l'OTAN pr limiter la répression et fixer les réfugiés ds leurs pays (Irak, Bosnie, Kosovo)
MAIS parallèlement, création du statut de « réfugié temporaire » attribué à titre collectif (exemple des ex-Yougoslaves en Allemagne/ idem en France avec la loi Chevènement en 1999). Certains de ces réfugiés peuvent ensuite obtenir des permis de séjour.
Allemagne est le pays qui accueille le plus de réfugiés en Europe (2 à 3 fois plus qu'en France (France: 2eme en Europe)). Mais il s'agit prtt de flux faibles ne représentant que 1 à 2% des entrées ds chacun de 2 pays. « pic de la demande d'asile » en All (Legoux, 1993), il s'agit de l'année 1989 en France.
Facteurs expliquant cette première place de l’Allemagne : une législation longtemps la plus ouverte dans ce domaine ; la proximité géographique et culturelle avec l’Europe orientale en crise ; présence des 2 communautés (turques et yougoslaves) les plus demandeuses d’asile.
Plus d’1 million de réfugiés vivent en Allemagne en 1998 (150000 en France)
La Russie occupe le deuxième rang en Europe :dès 1988 violences ethniques en URSS (arrivée d’Arméniens,Géorgiens,Tchétchènes…).Les réfugiés de Russie sont surtout urbains mais dès 1991 interdiction de s’installer à Moscou.
III/ Emigration : le rôle prépondérant du Tiers-Monde
De 1800 à 1945 la plupart des émigrants sont européens.Certains pays européens (Italie,Espagne,Portugal,Irlande) sont restés des terres d’émigration jusqu’à une dâte récente.
Depuis 1989 l’Europe Orientale est un pôle important de départ.Mais depuis 1980 le Tiers-Monde fournit les deux tiers des émigrants internationaux.
Quatre espaces d’émigration se détachent par l’importance des flux et leur caractère durable
Depuis 1980,les Antilles, l’Amerique Central, la colombie et le Pérou est un espace d’émigration vers l’Amérique du Nord et l’Europe.L’émigration mexicaine vers les USA s’est fortement intensifiée ses 20 dernières années.Les autorités americaines emploient des moyens considérables pour surveiller les 3000km de frontière,pourtant 2 millions d’émigrés mexicains sont en situation irrégulière.Les autorités mexicaine et américaine espèrent que l’intégration économique (l’Alena) affaiblira la pression migratoire.Toute une économie de passage clandestine s’est organisée à la frontière.Certains migrants commencent à rester au Mexique, pays de transit.
Antilles: en général les cubains vont vers les USA, les Haïtiens vers le Québec(francophonie), les autres Antilles vers leur métropole ancienne ou actuelle.
L’Egypte et la Turquie comptent plus de 3 millions d’émigrés chacun.
L’émigration de cet espace est une réponse aux besoins de main d’œuvre de l’Europe de l’Ouest pendant les trentes gglorieuses.Dans les années 60 : 90% des émigrants maghrébins partaient vers la France ;l’Allemagne organisait l’émigration turc.40 ans après ces relations étroites se sont relachées.L’émigration du Maghreb vers la France est née dans le cadre coloniale.Dès 1974, France, Belgique, Allemagne restreignent les entrées,les marocains et les tunisiens se dirigent alors vers Italie et Espagne.Parrallèlement l’émigration maghrébine cesse de se limiter aux hommes actifs et s’étend aux famille.
Fin 20ème siècle :Algériens sont exclusivement en France,mais la France n’acceuille que les deux tiers des Tunsiens et la moitié des Marocains .
L’élargissement de l’espace migratoire des Marocains et des Tunisiens dépasse l’europe.La Lybie,l’Arabie Saoudite,le Koweit,font désormais partie des destinations des Marocains et Tunisiens.
L’émigration des travailleurs turcs vers l’Europe a démarré plus tardivement ® années 60.
Lors de la récession allemande de 67-68 d’autres portes sont ouvertes, vers la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, la France mais avec la reprise éco, la République fédérale redevient la destination privilégiée. Après 73, les flux clandestins prolongent les flux réguliers, le départ des familles rejoignantes s’intensifie mais les destinations changent peu.
Dés le coup d’état de 1980, une très importante émigration de demandeurs d’asile se dvp à son tour. Si l’Allemagne reste la destination privilégiée, ces flux renforcent la présence turque aux Pays-Bas, en France, en Suisse, dans les pays scandinaves, en Autriche. Le couple migratoire Turquie-Allemagne s’affaiblit mais subsiste ® ¾ des turcs établis en Europe vivent en Allemagne.
Asie du Sud et du Sud-est : l’intensification de l’émigration
L’Asie du Sud et du Sud-est constitue la 1ere région mondiale de départ ® »37 Millions d’émigrés.
Foyer d’émigration ancien : Indiens et Chinois ont fréquemment migrés au XIXe et pdt la 1ere moitié du XXe. Les flux se sont amenuisés depuis l’indépendance de l’Inde et du Pakistan et la révolution chinoise. La reprise des migrations ne datent que des 2 dernières décennies. Les migrations indiennes ont été favorisées par les britanniques ds le cadre de leur empire colonial.
Après la décolonisation, le sort de ces immigrés indiens devient très différent selon les destinations. En Afrique de l’Est, comme en Birmanie, tamouls (place importante ds le comm) st expulsés ds les années 70. Par contre, des communautés anciennement implantées existent tjs à Singapour.
La constitution en Asie du Sud-est de minorités chinoises est encore + ancienne ®20 millions de chinois vivent today hors de la Chine, Taiwan et Macao.
Leur situation est de plus en plus difficile en Birmanie et Indonésie où ils st victimes de discriminations. Entre les communautés chinoises s’est tissé en 2 siècles un puissant réseau bancaire, commercial industriel dt les pôles st en Asie, Taiwan, Bangkok, Singapour, Hong-Kong.
Milieu 7Os : exode des boat people vietnamiens et la fuite des cambodgiens vers la Thaïlande, ont mis en mvt près de 2,5 Millions de pers ®élargissement considérable de l’aire d’installation de la diaspora chinoise. Bcp ont pu s’installer aux E-U où une fte communauté chinoise s’était constituée ds la fin du XIXe. D’autres ont rejoints l’Europe notamment la France.
Depuis le début des 80s, l’émigration asiatique a repris avec une nouvelle vigueur ®2 tendances : diversification des pays d’origine et élargissement de l’espace migratoire
3 destinations majeures pour les émigrants asiatiques :
-Les pays Occidentaux : Etats-Unis et Canada :1ère place : migrations à titre familial ou pour les études ; Emigration asiatique en Europe se fait sous forme variée ( réseaux catholiques , clandestins .. )
-Les Etats du Golfe où les asiatiques( Sri lankais, Bangladais, thaïlandais ..) se sont substitués aux travailleurs arabes . Faible durée des contrats de travail se traduit par un fort turn over, lié à l’entrée des entreprises asiatiques de travaux publics sur les marchés publics moyen-orientaux
-Les flux inter-asiatiques : développés à la fin des années 80 ; Japon, Corée du Sud, Singapour = principaux pays d’accueil . Il s’agit d’émigration de travail avec des contrats temporaires. Grace à l’expérience du Proche-Orient, les migrations sont organisées en tirant parti des déséquilibres éco et démographiques des pays de la région (ex : Malaisie =source de main d’œuvre qualifiée pour les indus de Singapour )
RQ : On peut noter le nombre élevé de Chinois et Coréens en Sibérie, de façon temporaire ou durable
Europe centrale et Orientale , la reprise de l’émigration
Europe Orientale (Russie comprise ) = une des plus importantes zone de départ d’émigrants internationaux pdt la 1ère moitié du XXè : premières migrations de travail vers l’Europe de l’Ouest
Guerre Froide àréduction des départs (sans les faire disparaître ) . Depuis 89, cette zone àredevenue pole d’émigration : tous les pays sont concernés : mouvements vers l’Amérique du Nord, l’Australie , l’Europe Occidentale, Israël, autres pays d’ Europe Orientale
Emigration de membres de minorités ethniques = la plus précoce et la plus massive . Facteurs = fuite face aux persécutions, l’attraction identitaire ,occasion de rejoindre un pays au niveau de vie plus élevé
ex: flux des Aussiedler (membres des minorités all. d'Europe centrale et de Russie) = flux le + important
la Constitution leur reconnaît la nationalité all. qd s'établissent ds pays. flux ont augmenté à partir de 1989.émigration la + imp vient de Russie ed du Kazakhstan. actuellement remise en cause du régime très libéral d'accueil des Aussielder (quotas,...)
même logique pr émigration des Juifs d'Europe orientale vers Israel, US, All.
autres courants d'émigration fondés sur des bases éthiques font de l'Europe centrale et orientale un espace d'émigration. ex: bulgares turques vers Bulgarie car tensions nationalistes.
probs d'intégration des Tsiganes ds sociétés en reconstruction (Roumanie) dc solution= émigration vers All, France, Italie
émigration aussi de réfugiés de l'Ex-Yougoslavie vers pays où déjà pop de leur région ( All, Autriche,...)
émigration éco limitée car pol restrictives des pays occ. All=direction privilégiée. traditions d'émigration orientent les flux actuels (ex: albanais vers Italie). émigration durable limitée ms migrations temporaires de travail peuvent se perenniser
émigration des personnes très qualifiées = importante depuis 90's ms reste limitée et svt temporaire.
dc Europe orientale redevient un pôle d'émigration ac 4 millions de départs depuis milieu des 80's.
Mexique, Tunisie, Maroc, Turquie, Pologne=espace de transit car position géographique. complexité des itinéraires explique l'hétérogénéité de pop arrêtées à la frontière. ex:1/2 des pers qui traversent clandestinement la frontière du Mexique st des Mexicains, autres viennent d'Am centrale, de Colombie, du Pérou et même de Chine.
Cosmopolistime dans les villes noeuds du transit (Minsk,Varsovie, Istambul...) Redistribution à partir d'elles des migrants vers différents pays d'Europe. Activité commerciale de ces villes se développe avec l'immigration (ex tijuana au Mexique vend du matériel "indispensable pour réussir son passage aux USA). Migrants refoulés aux frontières si'nstallent dans les pays aux portes des USA ou Europe. Nouvelles terres d'immigration.
Espaces migratoires recomposés. Distinctions entre pays d'émigration et d'immigration devient plus floue.
Les migrants conservent souvent un attachement (relations) pour leur espace d'origine.Signe marquant: retour dans le pays d'origine pour les fètes ou congés estivaux.
Déplacements engendrent toute une éco. (agences de voyages peu chères dans les quartiers ou les immigrés modestes représentent une clientelle fidèle/ lignes d'autobus qui suivent les parcours migratoires...)
Circulation des marchandises associée à celles des hommes. Cadeaux ou biens en petite quantité destinée à le revente sur les marchés locaux. Dans l'autre sens: biens de conso perso (produits du pays d'origine) ou revente.
Principe de l'émigration est souvent la subsistance de la famille. Transfert d'argent considérables. Voies officielles ou souterraines (cours parrallèles).
Epargne des immigrés pour les dépenses quotidiennes de leur famille (scolarité, pélerinage, soins, alimentation...) et immobilier "maisons des immigrés" voire des immeubles locatifs.Exploitation du différentiel de niveau de vie permet aux émigrés de concurencer la bourgeoisie locale.
Transferts des expatriés représente pour certains pays la première source de revenu. Dépendance ! (Poratugal, Yougoslavie, Turquie, Liban Egypte, Yémen, Pakistan, Bangladesh, Sri lanka, Haiti, Salvador, Jamaique...) Explique la préocupation de ces Etats de freiner le regroupement familial qui fait diminuer les transferts.
C'est cet ensemble des mobilités induites par le fait migratoire (flux d'émigration et de retour, tourisme, visites, flux invisibles de matériel, infos, idées politiques et sociales) = Circulation migratoire
IV/ Immigration : les carrefours majeurs des flux migratoires
_ Avec le dvpment des transports ts les pays sont concernés par l’immigration. Mais seuls certains pays industriels sont de véritables carrefours: l’Amérique du Nord avec 30 Mo d’immigrants, l’UE avec 18 Mo (dt les 2/3 proviennent de pays extracommunautaires) et enfin le Moyen-Orient avec 8 Mo. Ces pop immigrées participent non sans difficultés à la vie politique et sociale.
Né de la colonisat° européenne, EU et Canada accordent bcp d’importance à la qu de l’immigrat° et à la mise en place de pol migratoires.
Aux EU jusqu’en 1865 le peuplement est surtt britannique. Mais il y a aussi des All, des Scandinaves et des Hollandais. En un peu plus de 100 ans plus de 60 Mo d’immigrants entrent aux EU. 3 périodes ;
1ere : immigr europ : de 1865 à 1920 plus de 30 Mo arrivent aux EU car expansion éco et conquête du territoire américain. Max de l’immigr entre 1907 et 1914 ac un Mo d’entrées par an. De plus qq Chinois et Mexicains (fuyant la guerre civile) immigrent aux EU. Ces flux bouleversent la compo de la pop amér, structurée par les WASP et entraînent des violences ; en 1882 l’Exclusion Act interdit aux Chinois d’entrer aux EU pour10 ans. Cet acte s’étend en 1917 à ts les Asiatiques ;
2e : de 1921 à 1965, pol de fermeture avec systèmes de quotas pour conserver l’équilibre ethnique. Priorité aux All et Anglo-saxons par rapport aux Irlandais, Méditerranéens ou Slaves. La conjonct° des quotas et de la crise éco provoque une baisse des flux.
3e : depuis 1965, plus de select° selon des critères ethniques. Les green cards st attribuées en fct° de la qualificat°, de la possession de capitaux et des critères familiaux.
Principale limite de cette sélect° : l’importance de l’immigrat° clandestine ; surtt des Mexicains et d’Amér Latine ou Centrale. Mais le faible contrôle du marché de l’emploi permet aussi à des Europ et Asiat de rester travailler aux EU.
Au Canada il y a aussi un sys de plafonnement de l’immigr avec 3 critères : réunificat° familiale (40% des visas en 2002), l’asil (20%) et la sélect° en fct du marché du travail (40%). Des agents de recrutement st mm envoyés en Europe (surtt en France pr le Québec) pr encourager les bons éléments à immigrer.
Depuis le début des 80s il y a eu environ 1 Mo d’entrées régulières par an aux EU. Mais le taux d’immigration, en tenant compte de l’effectif de la pop, est de fois moins élevé qu’au début du siècle, les origines ont changé.
L’immigr europ s’amenuise, celle hispanique et asiatique s’intensifie. Les 2 communautés st particulièrement présentent au Texas et en Californie.
Cette immigrat° planétaire vers les EU témoignent de leur image d’eldorado ; mm l’Inde et le Proche-Orient s’y sont exportés.
Longtemps terre d’émigration pr le monde entier, l’Europe de l’Ouest est devenue terre d’immigration. Ce renversement fut lent et immigrat°/ émigration ont longtemps coexistées ensemble (ex en Suisse entre 1850 et 1950). L’émigrat° s’accélère pdt les années difficiles et l’immigr pdt les périodes de croissance. Ce renversement fut progressivement diffusé a tte l’Europe.
Avant 1ère GM : début de coexistence entre immigration et émigration en, Fra., All., Belgique :
ä de la population étrangère de 10 à 15 % entre 1900 et 1910 en Suisse.
ä de la proportion des immigrés de 2,7 à 3% entre 1881 et 1914 en France.
Avant 1ère GM : 1 million d’étrangers en All. Mais rupture de cette histoire migratoire due au nazisme et à la coupure entre l' All. et son bassin d'émigration.
Entre-deux-guerres : Suède :-flux de retour d’émigrants des USA.
-1925 : arrivée de nouveaux étrangers.
-1939 : 239 000 étrangers / 1944 : 285 000 étrangers.
Royaume-Uni : 1945 : afflux d immigrants d'Irlande et des pays du Commonwealth.
1960s : ä de l’afflux des travailleurs :
All. féd. : Appel à l'immigration étrangère pour sa main d œuvre : entre 1943 et 1947 : 10 millions de personnes déplacées fuyant l'avancée des russes.
1955 : manque de travailleurs aggravé par la construction du Mur de Berlin en 1960.L' immigration étrangère prend le relais : accords de main d' oeuvre avec l'Espagne, la Grèce, la Yougoslavie et la Turquie.
Après 1970 : renversement des courants migratoires pour les pays d'Eu. Méridionale (Grèce, Espagne, Portugal, Italie) et centrale (Hongrie, Rép. Tchèque, Slovaquie, Pologne)
Rôle fondamental des immigrés dans l' éco. "souterraine" (act. de service et secteur ind.)
Elargissement des zones de recrutement de l'immigration:
France : Avant 2nde GM : Accueil de ressortissants de pays voisins.
Flux venant de son empire colonial.
De 1945 aux 1960s : Flux de proximité très importants: en 1996 ressortissants communautaires = 89 % des étrangers au Lux., + de 30 % en France et aux P-B.
Aujourd' hui : migrations intra-communautaires réduites.
1945-1975 : Développement remarquable des flux venant des colonies :
Etablissement au Royaume-Uni de citoyens du Commonwealth après 1945. En 1962 : suppression de liberté de s'établir ð æ des flux.
France : immigration de magrébins jusqu' à la crise de 1975 (venant des anciens empires coloniaux ils possèdent la nationalité de la métropole.)
Pays méditerranéens : accueil de ressortissants de leur anciennes dépendances coloniales.
Motivations des nouveaux migrants : facteurs éco. et politiques mêlés ðassociation des questions des réfugiés et de l'immigration.
Les relations anciennes orientent ces nouveaux flux:
Ivoiriens et Camerounais vers la France, Indiens vers le R-U, Philippins catho. en Italie.
Ms le niveau culturel des migrants leur permettent de s affranchir de cette contrainte (Sénégalais à Rome, Pakistanais à Paris…)
Traditions et relations anciennes influencent les migrations partant de l'Eu. Orientale (orientation massive vers l All. et l Autriche)
Caractéristiques démographiques liées à leur histoire migratoire :
Si immigration = phénomène récent : immigrés = jeunes adultes, isolés, séparés, célibataires, enfants jeunes. Ex : Espagne, Italie.
Si immigration = phénomène ancien : structures + complexes et diversifiées :
1963-1973 : Entrée en France de travailleurs portugais. Regroupement familial rapide. Pyramide des âges :
Classes d'âge les + nbreuses : - hommes : 40 à 55 ans
-femmes : 30 à 45 ans
Immigration marocaine : histoire différente :
Entrée des immigrés sur une période plus longue. Regroupement familial tardif et partiel.
Pyramide des âges : déséquilibres entre les sexes ds générations âgées. Génération suivante : moins de jeunes enfants en 1990, æ du nbre de naissances de mères marocaines en fra. En 1999.
Proportion de pop. étrangère les + élevées ds vieux pays d immigration :
De 1986 à 1996 : ä des pop. étrangères en Italie, Autriche, Finlande.
Diffusion générale du phénomène migratoire en Eu.
Carte page 172: Les étrangers dans l’espace économique européen (1995) :
Forte concentration des citoyens de pays n’appartenant pas à l’EEE en Europe centrale.
Les citoyens d’un pays de l’EEE résidant dans une région d’un autre pays de l’EEE sont majoritairement en Europe centrale mais surtout dans le Sud de l’Europe.
Carte p.173: Constitution de populations étrangères en France:
*Marocains:
principalement des hommes entre 10 et 60ans. Femmes: entre 10 et 50ans.
Augmentation du nb de travailleurs entre 1960 et 1973 puis chute et sursaut en 1965.
Le nombre de naissances de mère marocaine en France et les membres des familles augmentent progressivement depuis 1965.
*Portuguais:
Équilibre entre nb de femmes et hommes. Bcq entre 20 et 60ans.
Pic important du nombre de travailleurs en 1970 (90 000). Les familles et les naissances suivent cette tendance.
Présence étrangère inégale à l’intérieur des pays.
Axe Nord/Sud: forte proportion de non-communautaire. Surtt: coeur Europe, vieille région industrialisées du Sud de l’Allemagne et Est France, grandes régions urbaines (Paris, Londres…)
C. Migration et cnstitution d’un Etat : le cas d’Israël
Etat fondé sur l’immigration des 5 continents (20ème siècle)
19ème: mesures contre juifs (affirmation des nationalismes en Europe)
Mvt sioniste (=réponse à l’antisémitisme européen) organise transfert de juifs vers cette terre.
1ère moitié du siècle: flux sont réduits
Massacres nazis+destruction vieilles cmmunautés juives en E renforcent l’émigration à la fin de la WW2.
Installation facille:
-Tout juif arrivant ds le pays obtient nationalité israélienne.
-USA et communautés de la diaspora investissent des capitaux.
Après 1948: guerres entre Israël et ses voisins arabes sont à l’origine de la dégradation de la situation des juifs de ces pays.
De 1948 au milieu 70’s: Les migrations vers Israël sont majoritairement des juifs du Tiers-Monde.
Début 80’s: ralentissement des migrations. Devient même parfois négatif.
Début 90’s: à nouveau bcq de migrations mais :
Juifs éthiopiens (=Falashas) ont de graves problèmes d’intégration. Arrivés grâce à 2 opérations de sauvetages : -op. Moïse (nov84-jan85) = 7 000
-op. Salomon (mai 91) = 15 000
Population jeune et avec forte fécondité.
90’s: 650 000 juifs de l’ex-URSS migrent en Israël
Ils s’orientent vers les villes et ont niveau culturel et professionnel élevé.
La population d’Israël est très hétérogène.
L’unité religieuse a des difficultés à se construire aujourd’hui (certains n’ont pas eu le choix de leur destination, il y a des non-Juifs).
Cette hétérogénéité est accentuée depuis 1988 par l’immigration de travailleurs non juifs
1988: début de l’Intifada. Il faut remplacer les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza (présence dangereuse).
En plus de ces flux réguliers: immigration irrégulière à partir de l’Europe de l’Est et du Tiers-Monde (Colombie, Brésil, Nigeria,…).
Israël est donc bien entré dans le système migratoire international.
Carte p.176: Pays de naissance des immigrants arrivés en Israël entre 1948 et 1996
Les plus nombreux sont incontestablement ceux provenant de l’ex-URSS, suivis du Nord de l’Afrique et de l’Europe de L’Est. Il y a aussi quelques départs du contient américain.
(+ Afrique du S, Inde, Chine et Australie)